L’expérimentation d’un atelier Lirécrire, animé par les bénévoles d’ATD Quart Monde avec la participation des Relais Numériques (GSVO 95, Cyber Ecrivain Public, CADA Vaulx-le-Pénil, Le Café Social et Emmaüs Connect) a ouvert un nouvel espace d’expression et de créativité pour les participant-es. Notre thématique du jour ? Le numérique en acrostiche ! On vous laisse voir le résultat sur le site des ateliers !

Une démarche née de l’accompagnement de la parentalité

À l’origine, les ateliers Lirécrire ont été conçus par ATD Quart Monde Brest pour accompagner des parents dans leur rôle et dans le suivi de la scolarité de leurs enfants. 

L’idée de départ ? Un lieu où l’on peut écrire, lire, échanger, s’exprimer, et surtout être lu car les textes sont ensuite publiés sur le site. Chaque atelier, organisé en présentiel avec une possibilité de le suivre à distance pour celles et ceux qui le souhaitent, suit ainsi une trame définie : 

  • Une thématique est envoyée à tous-tes les participant-es, pour permettre aux premières idées de germer ;
  • Un premier temps est consacré à l’écriture, individuellement ou collectivement.
  • Puis les textes sont lus un à un, à haute voix devant le groupe, dans un cadre d’écoute bienveillante.
  • Enfin, les textes sont publiés sur le site dédié, pour rendre visibles ces paroles.

Ce dernier point est crucial, en effet, « Écrire, c’est aussi être lu ». La mise en ligne donne aux textes une véritable existence publique et renforce la fierté de leurs auteur-ices. « Parfois, dans la précarité, tu te sens marginal, tu te sens nul… et quand tu écris et que tu es lu, tu te dis : finalement, ça intéresse du monde et en fait t’es pas nul » confie l’un d’eux.

Du papier à l’écran : apprivoiser le numérique

Si certains participants avaient, au départ, une appréhension face aux outils numériques, l’expérience a montré que ces freins peuvent être levés. Les ateliers sont souvent couplés à des séances d’initiation au numérique (les ateliers “PAPI”) qui abordent des usages concrets : envoyer un mail, mettre en forme un texte, publier une photo…

Depuis peu, les ateliers intègrent l’expression orale via l’enregistrement de podcasts. Les participants apprennent ainsi à utiliser le matériel, à travailler leur voix et à structurer un propos destiné à être diffusé.

Une expression citoyenne favorisée par le numérique… et par le collectif

Ainsi, les ateliers ne se limitent pas à l’écriture personnelle : ils deviennent de vrais lieux de réflexion sur la société. En effet, les thématiques sont nombreuses, et les participants explorent l’actualité, travaillent leur imaginaire à partir d’objets, de photos ou de tableaux, ou encore s’essaient à des jeux d’écriture comme le haïku. « Écrire permet de réfléchir à la société plus généralement », explique une habituée. « Ça aide à s’ouvrir, à se poser des questions sur des choses auxquelles on n’aurait pas pensé ».

Ici, pas de cours magistraux : « Ce n’est pas des cours, on apprend les uns des autres, on laisse souvent chercher ». Ce climat de libre expression, d’entraide et de valorisation permet à chacun de trouver sa voix et sa place. « On donne confiance »… et on repart souvent avec un sourire et la tête pleine d’idées.

Vous aussi vous aimeriez mettre en place ces ateliers ? Rejoignez-nous le 13 novembre à 10h30 en vous inscrivant par ici !